11 janvier 2021, rando douce autour de Floiras

Vingt randonneurs (euses) se sont donné rendez-vous devant l’auberge La Palombière à Juillac pour une randonnée douce de 5.700 kms à la faible dénivellation : 43 m !
Départ cap à l’est, nous longeons les vignes, puis plein Sud vers Floiras le long des noiseraies puis nous traversons le Lissougues et passons devant la haute silhouette du château de Floiras en cours de rénovation.
Ce château aux bases médiévales, porte d’entrée basse de la commune de Belaye, le long de la D8, apparaît dans les archives du Lot dès le XIVe siècle.
Cédé au marquis de Montcléra, le monument sera fortement remanié au XVIIIe siècle abandonnant son origine défensive pour devenir résidence seigneuriale. En 1726, la famille de Bercegol en devient le propriétaire, jusqu’à des jours récents.
Depuis 2010, propriété de la famille Buttazzoni, le château reprend vie avec la réfection de la toiture des tours et des sols, le confortement des murs d’enceinte, le dégagement d’un petit pont de pierre. Nous frémissons, à la vue des charpentiers équilibristes opérant sur la toiture d’une tour en réfection.
Quittant la D8, nous empruntons une sente ombragée longeant le Lissougues, admirant un pigeonnier à deux niveaux, dépassant un moulin, qui nous conduit au hameau de Latour et son église Notre Dame de l’Assomption, datant probablement du début du 13e siècle.
L’angle nord-ouest de la nef a été rebâti peut-être lors de la même campagne de travaux qui a vu la mise en place des voûtes d’arêtes, à laquelle pourrait être liée la bénédiction d’une cloche en 1703 (Clary, 1986). Les couvertures ont été refaites au 19e siècle, avec l’érection d’un clocher-mur néo-gothique.

Dépassant le nouveau cimetière nous atteignons le lieu-dit « Le Segala » point à l’extrême sud de notre périple.
Nous empruntons le même chemin jusqu’au château de Floiras, puis suivons la berge du Lissourgues jusqu’à sa confluence avec le Lot (nombreuses truitelles) en face de l’ile de Floiras blottie dans un méandre du Lot.
Sa situation isolée et peu accessible en fait un biotope à part entière, ile à la végétation luxuriante aux abords étonnamment vierges, véritable oasis de fraicheur et de détente autrefois colonisée par des chèvres et aujourd’hui par une harde de sangliers.
La randonnée s’achève le long d’une plantation de noyers bordant le camping et la base nautique de Floiras
Merci Marie-Hélène pour la découverte de ce circuit bucolique.

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