21 juillet 2019 : Rando Urbaine, Cahors (46)

Par une chaude journée d’été, 14 courageux (euses) randovaliens (ennes), ont décidé d’affronter le Mont Saint Cyr.

Le pique-nique devant avoir lieu au Mont Saint Cyr, compte tenu de la faible amplitude du circuit (initialement prévu pour 6 kms et une dénivelée totale de 249 m), il a été décidé d’agrémenter notre parcours par une déambulation le long des berges du Lot suivant la trace des ponts cadurciens présents ou passés, puis dans l’après-midi de parcourir la vieille cité médiévale.

Partant de l’aire de stationnement du Bartassec, nous franchissons le Pont Louis Philippe (construction 1838), puis suivant le quai Eugène Cavaignac, passons sous le pont métallique ferroviaire (1884) avant d’atteindre le célèbre pont Valentré (construction achevée en 1385) avec son célèbre diable agrippé au sommet de la tour centrale (œuvre du sculpteur cadurcien Cyprien-Antoine Calmon en 1879).

Notre promenade se poursuit par l’ancienne station de pompage de Cabazat qui captait l’eau de la fontaine des Chartreux er la propulsait dans ses réservoirs souterrains, station transformée en maison de l’eau ouverte au public présentant pompes et réservoirs, retraçant le cycle de l’eau, l’architecture des villes thermales et également l’histoire du Pont Valentré, musée méconnu pour la majorité d’entre nous,

Retour par un cheminement piétonnier reliant le Pont Valentré au cœur historique, passage devant le Cahors Plage et ses plages de sable fin, puis sous l’église Notre Dame de Saint Georges porte d’entrée du Pont Vieux dont il ne subsiste que les soubassements visibles par basses eaux.
Ce pont longtemps considéré comme un pont romain, aurait probablement été construit au XIIème siècle, il possédait 3 tours fortifiées supportées par 6 arches. En 1770, 3 arches s’effondrèrent, des tabliers de bois furent bâtis pour franchir la rivière, il fut remplacé en 1838 par le pont Louis Philippe, les arches subsistantes furent détruites en 1868. C’est ce pont qui figure sur les armoiries de la ville de Cahors et non le célèbre pont Valentré).

Puis dépassant le Moulin de Coty et son écluse, nous arrivons à la rue des Jacobins et au Pont de Cabessut.
Ce pont autrefois dénommé pont Neuf a été construit à partir de 1250 à la place d’un bac à péage (propriété de l’évêque). Celui-ci protesta contre la disparition de ses péages. Après divers échanges entre consuls et prélats, il fut décidé que le pont pourrait être construit, mais avec, au profit de l’évêque, un péage égal à celui du bac.
Bien qu’en assez bon état, il fut démoli en 1904 et remplacé par le pont actuel dans les années 1950.

Après cette déambulation le long des berges du lot, nous attaquons le vif du sujet, la montée au Mont Saint Cyr par un chemin approprié au vocable révélateur « la côte des Anes ».

Sous les stridulations perçantes des cigales, à travers une végétation rabougrie de chênes et genévriers, nous arrivons sur le plateau calcaire dominant Cahors par le Camp des Monges et parvenons à l’emplacement ombragé, aménagé pour pique-nique du Mont Saint Cyr ou nous attend notre voiture ravitailleuse chargée de nos victuailles (merci à sa conductrice) et d’un double apéritif (on ne se refuse rien) ainsi que des randonneurs non lève-tôt ou plutôt couche-tard (ils se reconnaitront).

Avant d’entreprendre la descente vers le quartier Saint Georges, une halte au belvédère aménagé s’impose.
De là on peut saisir l’histoire de la construction de la ville et son emplacement privilégié.

Côté est, au pied de la colline, c’est le Cahors médiéval, forêt de toits roses avec au centre la cathédrale Saint Etienne et ses toits en coupole couverts d’ardoises.
Au centre un couloir vert, le boulevard Gambetta, ancien rempart et fossé de la ville médiévale.
A l’ouest la ville moderne et ses extensions.
Au nord le rempart du XIVème siècle de la Barbacane et de la tour du Pendu au Lot et à la tour du Pal protégeant de la peste et des invasions.

La descente sévère qu’emprunte le GR36 a fait l’objet d’aménagements paysagers remarquables pour la rendre agréable (escalier et rampes métallique) et dévoile des vues inédites sur la ville.

Retour Pont Louis Philippe et accès au Cahors médiéval par la rue Nationale (sortie du Pont Vieux), le long de vieilles maisons à pans de bois et encorbellement, puis visite de la cathédrale Saint Etienne qui fête cette année son 900ème anniversaire (autel consacré par le pape Calixte II le 28 juillet 1119).

Nous avons vu la Sainte Coiffe (cadeau de l’empereur romain d’orient à son homologue d’occident Charlemagne et conservée depuis lors à Cahors) et nous nous sommes reposés dans l’admirable cloitre attenant à la cathédrale, véritable havre de paix avant de continuer notre périple au Nord par la rue de la Daurade, la rue du Château du Roi, les rue Soubirous et Saint Barthélemy.

Notre cheminement s’achève à la tour Jean XXII (palais Duèze) et à l’église Saint Barthélemy, puis nous redescendons le cours Gambetta, sous un soleil de plomb, négligeant les buvettes attirantes, pour rejoindre nos véhicules après une journée bien remplie mais qui n’a permis de dévoiler que d’infimes pans de la richesse architecturale et historique de la ville.

Portfolio

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