Catus le 25 février 2021

Le chemin des prieurs à Catus.

Par ce beau matin de Février, 25 Randovaliens s’engagent sur le chemin des Prieurs pour une randonnée bucolique de 8km. Par un sentier rocailleux bordé de murets et de jardins abandonnés, vestiges d’un passé de labeur, peu à peu, nous nous élevons au-dessus du village de Catus.

Catus s’est construit près du Vert, dans cette vallée étroite et fertile. A présent, nombre de constructions se font sur les hauteurs, sur des emplacements plus ensoleillés. Si l’on cherche à connaître la toponymie de Catus, plusieurs hypothèses s’offrent à nous ; la plus probable retient celle de l’origine latine « Catus » signifiant « chat » ; en effet dès 250 après J-C cette région était occupée par les Romains. Selon la légende, cet animal aurait indiqué aux habitants où se trouvait la source ayant permis l’expansion du village.

Avant de contourner la colline, la vue plongeante nous permet de découvrir l’église paroissiale St Astier construite au XIIème s à l’emplacement de l’ancien prieuré St Jean (mentionné dès 1095), dépendance de l’abbaye St Michel de Cluse en Italie. Malgré les destructions de la guerre de Cent Ans et la vente du prieuré comme Bien national à la Révolution, l’église reste un précieux vestige au cœur du village.

Arrivés sur le plateau, entre murets et sous-bois, nous atteignons le hameau de Terrié où se dressent trois magnifiques pigeonniers couverts de lauzes, un four à pain ainsi que d’anciennes bâtisses de pierre dont certaines ont gardé leur authenticité. Poursuivant notre balade sur d’agréables chemins, nous parvenons à Montplaisir, petit hameau qui domine Salvezou que nous rejoignons pour une halte bien méritée. Ce lieu respire la tranquillité et rappelle les temps anciens. En effet, l’église St Hilaire (ancienne chapelle castrale du XIIème) s’impose à nous et l’éclairage de cette matinée permet de remarquer certains détails. Surmontée de son clocher-mur à trois baies, elle présente une petite chapelle latérale et un chevet plat ; côté ouest on devine l’ancrage du château (XIV s) aujourd’hui disparu et une ouverture en hauteur qui permettait l’accès à la tribune de la chapelle aux occupants de la demeure. Une tour à l’entrée du petit cimetière niché au pied de l’église semble encore monter la garde.

Non sans admirer encore quelques petites maisons en cours de restauration, nous quittons ce lieu paisible par un chemin creux qui nous entraîne jusqu’à un joli lavoir et un puits. Nous voici au ruisseau de Salvezou que nous franchissons aisément grâce à quelques pierres bien ancrées. Nous longeons un chemin reposant qui nous conduit peu à peu jusqu’à la D 13 que nous traversons avant de retrouver le Vert et ses écluses. Certes ses eaux bouillonnent encore mais bientôt il fera le bonheur des pêcheurs ! Notre balade se prolonge entre deux rideaux de buis ou ce qu’il en reste à savoir des banches moussues mais l’atmosphère est propice à la détente et à la rêverie.

Ainsi, à midi déjà passé de quelques minutes nous retrouvons la place du marché où, chacun, satisfait de cette escapade, pense déjà à la prochaine sortie.

MERCI à tous pour votre bonne humeur !

Portfolio