11 septembre 2026 - Var J6 - Ampus et Bargemon

RANDONNÉE AMPUS – 6ème jour - matin.

Le circuit prévu mardi autour des Arcs sur Argens reporté ce vendredi ne pouvant être effectué compte tenu d’un accès déconseillé au massif forestier du centre Var en raison du danger incendie, un circuit de substitution s’impose autour du village perché d’Ampus.

Sans distinction de « chaussures » nous nous retrouvons 33 à l’aire de stationnement du boulodrome d’Ampus pour un circuit de 8 kms vers la chapelle Notre Dame de Spéluque.

Traversant le village à la découverte de ses calades, de son église Saint Michel, de sa tour sarrasine, nous effectuons un tour de ville à l’emplacement de ses anciens remparts, découvrons la Roche Aiguille, imposant monolithe de 30 m, avant d’entreprendre la descente du Ratton, point de départ de notre circuit.
Par la route de Châteaudouble nous traversons la Nartuby, à sec, sur un pont reconstruit après le débarquement en Provence du 15/08/1944, les résistants ayant fait sauté l’ancien pont dont seule une pile subsiste, afin de ralentir l’arrivée des troupes allemandes.

Quittant la route au nord par la voie goudronnée des Calades, nous gravissons celle-ci sur 1 km avant de prendre un chemin de terre dans le maquis de chênes verts et de garrigue qui nous conduit au dolmen de Marenq. Celui-ci découvert en 1922 se caractérise par une chambre carrée assez ramassée.
Très beau mégalithe d’environ 4500 ans, sa chambre de 1.95 m sur 1.75 m est constituée de trois dalles et des murets. La dalle de couverture de 3.60 m par 2.70 m et pesant 5 tonnes qui était tombée a été remise en place en 1973, et restauré en 1990.
Il figure parmi les 62 dolmens officiellement recensés dans le Var dont l’implantation n’est jamais due au hasard. Ils témoignent d’un maillage très précis du territoire et sont souvent édifiés sur des points géographiques dominants (crêtes ou sommets) offrant une large visibilité.

Reprenant notre progression, par un sentier peu marqué, embroussaillé, qui se révèle impraticable et devant répondre à des impératifs d’horaire, décision est prise de rebrousser chemin, adieu Notre Dame de Spéluques, pour se consacrer à la découverte du circuit de l’eau à Ampus.

Arrivés à Ampus, direction la rue Rompe Cul qui, comme son nom le suggère, n’est pas plate, pour arriver au sommet du village et au grand lavoir alimenté depuis 5 siècles par la source et le canal de Fontigon, point de départ du circuit de l’eau.

La source desservait les moulins à farine, les lavoirs, les fontaines et même les habitants. De 1906 à 1960, elle faisait tourner une petite turbine qui produisait de l’électricité pour le village.
Un réservoir permettait de pallier les variations du débit et une conduite forcée alimentait la turbine qui s’avéra insuffisante et due être complétée par un groupe thermique jusqu’au raccordement au réseau électrique.

Du grand lavoir dont on remarque les deux cheminées destinées à faire bouillir le linge, nous découvrons le « Tournaou » exemple rare d’appareil collectif utilisé pour aiguiser les outils domestiques et agricoles fonctionnant à la force de l’eau.

Suivant la conduite de l’aqueduc, nous descendons au cœur du village passant de venelles en venelles, jusqu’au centre bourg, certains faisant un détour pour admirer les 14 stations du chemin de croix incrustées dans le rocher et émaillées, installées à l’emplacement de l’ancien château féodal, œuvre de Goeff Hindry.
Vite à nos véhicules, le repas au centre n’attend pas.

DECOUVERTE BARGEMON – 6ème jour - après midi.

Riche d’un patrimoine exceptionnel et niché dans son amphithéâtre de montagnes, qualifié de « perle du Haut-Var » Bargemon mérite le détour.

Stationnant place Saint Etienne, notre groupe forts de 23 membres, entame sa dernière après midi de randonnée par une déambulation dans les rues de Bargemon et la visite des musées communaux minutieusement commentée par le guide local satisfait d’une telle affluence.

Nous commençons par le musée des fossiles et minerais qui regroupe en 3 salles plus de 3000 pièces, du moulage du fossile du plus petit dinosaure connu au monde “Le Compsognathus “, des ammonites et enfin des minéraux classés par famille.

Nous continuons par le seul musée au monde consacré au garde-champêtre. Initiateur du projet et garde champêtre de Bargemon, Hedi Zahaf rend ici hommage à ces professionnels de l’ordre public en milieu rural depuis près d’un millénaire. Nous découvrons des objets en tout genre exposés derrière les vitrines : du pistolet à silex datant de 1880 au sabre briquet, en passant par les estampes de la maison Martinet, médailles, uniformes, plaques, diplômes, armes, sans oublier les textes de loi et le cabinet de grivoiserie.

Nous terminons par le musée de la mécanographie regroupant 253 machines à écrire et à calculer dont certaines excessivement rares comme nous le confie Béatrice, experte en cette matière, ainsi la Millionnaire, calculatrice mécanique conçue et commercialisée à la fin du XIXe siècle, première machine industrialisée permettant de réaliser directement des multiplications, sans passer par une suite d’additions.

Nous remercions notre guide impressionnant d’érudition, après plus de 90 minutes d’explications et de commentaires, pour déambuler dans la vielle ville, de fontaine en fontaine (10 ) , de ruelles en calades, dévoilant de larges panoramas sur le village perché de Clavier avec passage obligé sous la porte fortifiée de l’horloge et l’église Saint Etienne témoin en 1635 de l’apparition de la Vierge Marie qui guérit Élizabeth Caille, depuis longtemps malade (fièvre, nerfs, épilepsie).

Ainsi s’achève notre séjour dans le Haut-Var, à bientôt pour une autre destination, l’Andorre au printemps prochain.

Portfolio

Arbousier Marronnier d'Inde oeillet de Balbis Chèvre feuille des Baléares Fumana ou fausse bruyère Rouvet blanc Cormier ou sorbier commun Sarriette des montagnes Solidage Verge d'or Epilobe à feuille de romarin Oeillet oeil de paon Carline Acaule Avoine toujours verte Chardon bleu Marrube vulgaire Vipérine des Pyrénées Euphraise jaune