12 mars 2026 - Sauveterre la Lémance

RANDONNEE SAUVETERRE LA LEMANCE.

Très forte affluence pour cette randonnée printanière, sous un soleil craintif et la houlette experte et conjointe d’Isabelle et Daniel (30 participantes et participants) pour un circuit de 10,200 kms et un dénivelé de 240 mètres.

Partant de la gare de Sauveterre, nous nous dirigeons plein ouest longeant la voie ferrée Agen- Niversac vers le hameau de Lartigue, puis nous longeons les eaux tumultueuses de La Lémance, traversant une passerelle métallique pour prendre, direction sud, une route asphaltée qui nous amène après une brève mais raide montée au hameau de Cayrel, constatant au passage les dégâts causés par les récentes intempéries (nombreux arbres déracinés).
Continuant vers l’ouest nous arrivons au hameau de Fregefond (toponymie : source froide ou fraiche) puis nous redescendons à proximité de la fontaine de Fregefond, traversant le ruisseau de Mortarieu avant d’entreprendre la remontée sur des chemins méconnus vers le hameau de Ciret.
Nous empruntons la D 68 au nord sur 500 mètres avant de continuer un chemin forestier, traversant châtaigneraie et pinède qui nous conduit à Monbran où serpente le ruisseau du Sendroux, autrefois réputé pour ses écrevisses autochtones.

Arrivés au pied de la colline, nous gravissons le sentier qui nous conduit à la forteresse de Sauveterre et aux habitations remarquablement restaurées qui l’entourent, correspondant à l’ancienne ville haute.
Cette forteresse a été édifiée au XIIème siècle par Edouard 1er Plantagenet sur un éperon verrouillant la vallée de la Lémance, afin de mettre en défense l’est de l’Agenais face au Quercy français. Elle fut remise en état après la guerre de Gascogne en 1305. Assiégée et prise par les troupes françaises lors de la guerre de Saint-Sardos, la forteresse est reconquise en 1348 par Edouard III qui la donne à Bernard de Durfort ; elle est finalement occupée en 1432 par les troupes de Charles VII. Devenue résidence seigneuriale à la fin du Moyen Age, un nouveau corps de logis est édifié du côté sud de la cour à la fin du 15e ou au début du 16e siècle, encore habité au 18e siècle, comme en témoigne une baie ouverte en brèche dans la courtine en 1773.
Elle fut achetée par l’aviateur Jean Mermoz un an avant sa mort., puis propriété de la commune de Sauveterre jusqu’en 1980 avant d’être vendu à un particulier.
Cet ensemble castral est élevé sur un éperon rocheux, barré par un large fossé défendu par une courtine basse. Le donjon massif à l’est comporte une salle inférieure couverte d’une coupole à pans, et une salle haute voûtée d’ogives à 6 quartiers ; un escalier en vis dans l’épaisseur du mur dessert la plateforme sommitale. Une courtine percée d’archères cruciformes la relie aux autres tours : leur rez-de-chaussée est voûté d’ogives à 6 quartiers, un escalier en vis dessert une salle non voûtée à l’étage. Le logis primitif adossé à la courtine nord, qui conserve une baie jumelée, a été entièrement reconstruit. Le logement seigneurial de la fin du Moyen Age, ruiné, appuyé à la courtine sud, comporte un étage carré desservi par un escalier hors-œuvre en vis.
Le château en totalité, ainsi que son terrain d’assiette et son fossé, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 19 septembre 2003.

Contournant la forteresse par le nord, nous descendons par une sente boisée, regagnant les abords de la Lémance, découvrant les friches industrielles des anciennes forges, témoin silencieux d’un passé métallurgique révolu, avant de rejoindre notre point de départ.

Grand merci à Isabelle et Daniel pour cette randonnée, dans cette belle vallée de la Lémance.

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