15 juin 2026 - Condat
Randonnée douce en pays fumélois
En ce matin ensoleillé, nous nous retrouvons 17 dans le hameau de Condat, pour une randonnée douce le long du « Baladoir » aménagé en 2013 sur le tracé de l’ancienne voie ferrée reliant Cahors à Libos (1869 -1971) amenant le charbon de Decazeville aux hauts fourneaux de l’usine métallurgique de Fumel.
Direction est, le long de l’ancienne voie ferrée, nous nous dirigeons, en légère surélévation par rapport aux habitations avoisinantes vers l’église Saint Hyppolyte et ses magnifiques magnolias après avoir traversé la Thèze sur le pont Napoléon à sa confluence (étymologie du mot « Condat ») avec le Lot.
Remontant le cours de la rivière par un chemin herbeux bordé d’anciens jardins ouvriers, nous récupérons le fameux baladoir sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, dégustant les cerises amoureusement disposées dans un panier, du jardin de Martine.
Direction l’ancienne gare voyageurs et la halle marchandises de Fumel, avec passage obligé devant les vestiges engloutis de l’ancien port de Condat (à la suite de la construction du barrage hydroélectrique de l’usine de Fumel, le niveau du Lot s’est élevé de plus de 4 m) et le quai d’embarquement des minerais de la carrière de Lagardelle.
Nous remarquons sur la rive opposée le délicieux manoir de Ladhuie, gentilhommière renaissance parfaitement conservée (à l’origine édifice fortifié à proximité d’un barrage pour recouvrer les droits de péage sur la navigation fluviale).
Arrivés à proximité de l’ancienne gare notre groupe se scinde : une partie rejoint, par un petit sentier ombragé, en léger dénivelé, le long des contreforts de l’édifice, les superbes jardins du château de Fumel, traversant le théâtre de verdure ; l’autre se dirige directement vers l’aire ombragée aménagée de l’ancienne gare.
Le château de Fumel surplombe la rivière Lot. La forteresse originelle (donjon du XIIème siècle), qui surveillait la frontière entre Quercy et Agenais, fut transformé par les seigneurs de Fumel à la Renaissance et à la période classique. Il est propriété de la ville de Fumel depuis 1951 et siège de la mairie.
Après la vue imprenable sur la basse vallée du Lot du haut des terrasses et du jardin à la française, nous faisons une incursion dans le corps même du château pour découvrir la terrasse suspendue et son majestueux tilleul.
Traversant ensuite le quartier moyenâgeux et ses maisons à pan de bois, nous descendons le tertre pour rallier la seconde partie de l’effectif à l’ancienne gare.
S’agissant d’un simple aller-retour parsemé d’aires de repos, la perte d’unités combattantes n’est pas dommageable.
Le retour s’effectuant sur le même parcours, nous récupérons les randonneurs éparpillés qui s’agrègent au fur et à mesure pour reformer le groupe original, découvrant, à l’arrière d’un jardin, un magnifique cheval métallique cabré.
Ainsi s’achève cette déambulation péri-urbaine au dénivelé colossal de 58 m pour une distance totale de 4,920 kms.
Rendez-vous lundi prochain pour de nouvelles aventures, à Castelfranc, toujours sur le tracé de l’ancienne voie ferrée.





















