18 mai 2026 - séjour Brusque J1
jour 1 : trajet le matin - pique nique près de l’abbaye de Sylvanès - randonnée vers l’église orthodoxe russe puis visite de l’abbaye de Sylvanès.
JOUR 1 – AUTOUR DE SYLVANES
Notre séjour débute dans le cadre enchanteur du village de Sylvanès autour de son église abbatiale et des vestiges de son monastère.
42 participants se sont réunis sur la place ombragée du village pour un pique-nique tiré du sac avant d’entreprendre pour les uns une boucle de 11 kms et pour les autres une déambulation douce de 5 kms reliant l’abbaye et l’église orthodoxe.
Avant le départ quelques mots sur cette abbaye fondée au XIIème siècle par Pons de Léras.
Sylvanès est primitivement un monastère établi par Pons de Léras autour de 1120 près de la source thermale des Bains de Sylvanès. Seigneur du castrum de Léras, qui contrôlait le Pas de l’Escalette et l’accès méridional au Causse du Larzac, et profitant de ce point stratégique, Pons de Léras est décrit comme un seigneur brigand, violent et avide. Vers 1115-1117, il se tourne vers la religion et fait pénitence de ses crimes. Il expie publiquement ses méfaits et vend aux enchères la totalité de ses biens afin de rembourser chaque personne volée et faire amende honorable.
Avec six compagnons, il quitte par la suite ses terres et sa famille pour se rendre en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Sur le chemin du retour, il choisit une région aux vallées profondes, parsemée de cours d’eau, couverte de bois et propice au recueillement afin d’installer une communauté érémitique. Ils bâtissent une église rudimentaire et quelques cabanes rustiques. Ils choisissent un christianisme au caractère profondément humain, qui se traduit par le secours et l’hospitalité donnés aux indigents, se rattachant à l’ordre de Cîteaux.
Un nouveau monastère est édifié vers 1150 répondant au modèle cistercien, cette période est la plus florissante de l’abbaye dont le déclin commence avec la Guerre de Cent Ans puis s’accélère avec les guerres de religions.
A la veille de la Révolution française, l’abbaye de Sylvanès ne compte plus que quatre religieux.
En 1790, l’abbaye est saisie, le premier étage de la galerie Est du cloître, l’abbatiale et un arpent de jardin devenant biens municipaux.
Le reste de l’ensemble conventuel est vendu comme bien national avant d’être progressivement abattu à partir de 1815 par les différents propriétaires.
Les pierres sont revendues et les lieux sont transformés en exploitation agricole.
L’église est épargnée, et retrouve dès 1801 une activité d’église paroissiale.
Bien que classée monument historique en 1834 par Prosper Mérimée, l’Abbaye garde sa fonction agricole jusqu’en 1970, date à laquelle la commune de Sylvanès la rachète. Au début des années 1970, le frère dominicain André Gouzes et Michel Wolkowitsky redécouvrent l’Abbaye avec notamment sa nef à l’acoustique exceptionnelle. Ils créent une association et les travaux de rénovation débutent en 1979. L’Abbaye, outre ses fonctions religieuses, se découvre une nouvelle vocation : celle de centre culturel international.
Aujourd’hui l’Abbaye de Sylvanès est un point fort du tourisme culturel dans le Sud-Aveyron et Grand Site de Midi-Pyrénées.
De cette abbaye ne subsiste que l’église abbatiale aux proportions harmonieuses et à l’acoustique exceptionnelle, le scriptorium (autrefois seule pièce chauffée afin de permettre la conservation des manuscrits) et la salle capitulaire (pièce communautaire la plus importante de la vie monastique).
Le groupe principal de marcheurs, fort de 35 unités, suit la D92 en direction nord, vers le hameau de Rigal, longeant le Cabot ; aux premières maisons du hameau, il emprunte un chemin forestier partiellement encombré de résineux couchés par la tempête hivernale. Arrivé au sommet de la colline de l’Esperdel il descend coté sud et aperçoit, nichée au cœur de la forêt de Pessales, une église russe orthodoxe entièrement en bois constituée de pins arctiques construite en 1995 par des charpentiers russes, vision surréaliste dans cet environnement forestier.
Après pour certains la visite de ce monument insolite, nous descendons vers les anciens thermes de Sylvanès, témoin d’un passé thermal révolu, avant de franchir le Cabot au choix des participants soit les pieds dans l’eau , soit en équilibre instable sur des pierres branlantes mais sans chute heureusement, avant de rejoindre nos véhicules pour gagner notre résidence.

















































































