1er février 2026 - Trespoux.
RANDONNÉE AUTOUR DE TRESPOUX - CIRCUIT DE BLAYS.`
Très faible affluence pour cette randonnée, due à des prévisions météo capricieuses qui ont maintenu nos vaillants randonneurs dans les bras de Morphée.
Nous sommes 5 au départ de Puy l’Evêque, renforcés par 3 intrépides qui nous ont rejoint au centre bourg de Trespoux, devant le porche de l’église de la Nativité, édifice roman remanié au XIXème siècle.
L’origine du nom de Trespoux est liée à la géographie des lieux : les causses du Lot, plateau calcaire privé d’eau une bonne partie de l’année. Dans les temps anciens où les hommes s’installèrent en ces lieux, ils creusèrent des puits, réservoirs destinés à retenir les minces filets d’eau.
Trois de ces réservoirs furent creusés dans la commune de Trespoux-Rassiels. Le premier au lieu-dit Trespoux, à une époque où le village n’existait pas, un second au lieu-dit les Escures, le troisième au lieu-dit Combe de Larroque, disposés en trépied distant entre eux de 2 000 mètres, et destinés à alimenter tous les habitants.
Ces réservoirs portaient probablement le nom occitan de « poux » (puits), d’où le nom de Trespoux : « as tres poux » = aux trois puits.
Dans ce pays de coteaux, caractéristique du Quercy Blanc, implantation traditionnelle du vin de Cahors, devant les chais des domaines Combarieu et Mas del Perié, nous nous enfonçons dans une combe profonde, sous le regard omniprésent de la tour hertzienne avant de déboucher après une remontée prononcée sur la D27.
Dès son origine, la tour hertzienne fut un canal téléphonique et télévisuel, elle est surmontée d’un pylône permettant ainsi un système radiotéléphonique performant. Compte tenu du développement des nouvelles technologies et à l’essor du numérique, la structure ne joue plus son rôle d’antan, elle reste, tout de même, un point culminant de la région cadurcienne situé à 332 m d’altitude, phare de nombreuses randonnées.
Nous empruntons, parallèlement à la route, la voie verte qui depuis 2019, relie les hameaux isolés de la commune. Ce chemin doux, avec halte possible le long du parcours, tables, bancs, panneaux pédagogiques présentant faune et flore, affirme le caractère respectueux de l’environnement et la prise en compte de la biodiversité.
Quittant la voie verte, nous traversons le hameau de Laroque et un chemin de buis épargné par les attaques de la pyrale, nous nous dirigeons plein nord dans un paysage de causse avec ses pelouses calcaire sèches où régnait autrefois la vigne et où s’installent petit à petit champs de lavande et chênes truffiers.
Par un chemin carrossable empierré, nous arrivons au hameau abandonné de Blays dont il ne subsiste que quelques pans de murs et les décombres d’un four banal où nous effectuons une halte café assortie de pâtes de fruit et gâteau sous un ciel gris mais exempt de pluie.
Arrivés au fond de la combe, nous longeons le ruisseau de Flottes (nom prédestiné vu les précipitations annoncées) dont les eaux cristallines divaguent dans la prairie, passons devant la station de pompage, avant de remonter vers le hameau de Lannac, découvrant un plateau aux récentes plantations de vignes.
Direction sud, ayant dans notre objectif l’imposante tour hertzienne, nous retrouvons la D47 et le centre bourg sans avoir essuyé une seule goutte de pluie.
Encore une fois les cassandres ont eu tort, les capes, parapluies sont restés dans les fourreaux. Dommage pour les absents…






















