6 août 2026 - Nocturne à Mauroux
RANDONNEE NOCTURNE AUTOUR DE MAUROUX
Affluence exceptionnelle pour cette randonnée nocturne, nous étions 52 , sous la conduite de Geneviève, dont une douzaine de jeunes pousses sous la houlette de leurs grands-parents pour arpenter un petit circuit de 6,500 kms au faible dénivelé (99 m), vers l’église Saint Martin de Cabanac.
Pour les amateurs de toponymie, « l’origine du nom de Mauroux, pourrait provenir de "maure", nom donné aux peuples venus du Sud qui envahirent l’Europe au VIIIe siècle. Même si rien n’atteste assurément de cette thèse, il n’en demeure pas moins que sur plusieurs générations les Seigneurs de Mauroux portent le prénom de Nègre et que ce fut un Nègre de Mauroux qui livra Puy l’Evêque aux anglais » (le traitre).
Depuis l’aire de repos aménagée pour les campings caristes et le parcours de santé arboré, nous remontons plein nord, longeant notamment la place du foirail, naguère siège important d’un marché aux bestiaux puis les jardins partagés, le long d’un haut mur de soutènement vestige du passé glorieux de la commune, avant de traverser précautionneusement (compte tenu du nombre élevé de participants) la D4 et de prendre le chemin des sources (plusieurs puits et source captée).
« En effet, au début du siècle précédent, Mauroux possédait encore des vestiges importants de son château dont les parties les plus anciennes remonteraient au XIVe siècle. Démolitions et transformations n’ont laissé subsister qu’une tour, une partie du corps de logis et quelques dépendances.
Ce château appartenait aux seigneurs de Mauroux également nommés barons d’Orgueil, du nom de la cité disparue.
En partie détruit par un incendie au début du XXe siècle, son possesseur morcela alors la propriété et vendit pierre à pierre les bâtiments restants.
Même s’il ne demeure plus de son impressionnante stature, formée d’un imposant corps de bâtiments flanqué de deux tours carrés, qu’une pâle image de son glorieux passé, dorénavant, les nouveaux propriétaires tentent de réhabiliter ses parties subsistantes ».
Arrivés au point le plus bas de notre randonnée (171 m) nous entreprenons une légère montée, ménageant les jeunes pousses, revigorés par des pauses « Haribo », vers la D5 que nous empruntons avec vigilance sur 100 m avant de prendre le chemin qui nous conduit au hameau de Gramont.
Nous effectuons une pause fraicheur devant l’église Saint Martin de Cabanac, éclairée par les rayons du soleil couchant, avec sa belle tour clocher barlong, posée comme un navire échoué sur l’herbe au milieu de nulle part entourée de ses cyprès centenaires et de vignes.
Contournant l’église nous découvrons, plein ouest, le panorama dégagé de la vallée du Lot, vers Fumel et les coteaux de Saint Aubin et Monségur, lieu favorable à l’observation de la future éclipse solaire.
Dépassant le Camp de Cubertou, direction sud vers Saby, nous rencontrons quelques équidés curieux pour le grand plaisir de nos jeunes pousses, avant d’entreprendre la descente par une sente empierrée bordée de vestiges de constructions rurales.
Traversant la D4, nous remontons vers le hameau de Palot, avant de boucler notre circuit par le parcours de santé arboré.
Ainsi s’achève cette promenade à la grande joie des enfants désormais titulaires du diplôme de jeune randonneur ou randonneuse, satisfaits de leur performance et aidés, peut-être par les pauses « récréatives » consommées avec modération et l’assentiment de leurs coachs respectifs.
Ce record de participation (52 personnes) devrait être très difficile à améliorer et constitue une fierté pour notre association en cette période estivale.
























