8 mars 2026 - St Cernin de l’Herm

Randonnée à Saint Cernin de l’Herm du 08.03.2026
Boucle de la forêt des gros chataigniers.

On aurait pu penser que les randovaliens étaient en overdose de fréquentation des forêts de châtaigniers après la balade du jeudi précédent à Villefranche du Périgord. Il faut croire que non ! C’est à nouveau une sortie au pays de la châtaigne qui a été inscrite au programme des activités de l’association ce dimanche 8 mars…

En fait notre but était de découvrir une forêt beaucoup plus noble et mystérieuse que les banales parcelles de repousses de châtaigniers qui constituent l’essentiel des bois de cette contrée. Imaginez ! Les arbres les plus vénérables avaient parait-il déjà entre 100 et 150 ans d’après des écrits datant de la révolution française. Malheureusement, même si c’est moins rapide que chez les humains, ils entrent eux aussi dans leur fin de vie et le délabrement (personne, même pas le guide du jour, n’a osé la comparaison avec les randovaliens !). L’âge, les parasites et surtout les nombreux coups de vent finissent par précipiter leur perte. Cette châtaigneraie a été plantée en son temps suivant un plan rigoureux, et l’alignement de ces mastodontes est encore apparent. Pour enlacer le tronc du plus gros, il aura fallu pas moins de 9 randovaliens. Malgré les siècles, cet arbre était encore fructifère il y a moins d’une dizaine d’année, même si la récolte était modeste…

Au-delà des arbres, il y a la magie de l’endroit. Dès l’arrivée sur cette parcelle il règne une atmosphère particulière. Ce lieu était en effet habité par des habitants qui au fil des siècles ont fait remonter des légendes. Tout d’abord celle des lavandières de nuit qui se tenaient près du lavoir. Damnées et maudites, elles étaient contraintes de travailler la nuit. Lorsqu’un passant s’approchait, elles lui demandaient de les aider à essorer leur linge. Il fallait le tordre dans le même sens qu’elles. Et malheur à qui se trompait. Il avait les bras happés et brisés par le linge qui finissait de l’étouffer. Cette étoffe se faisait linceul. S’il refusait de les aider, elles l’enroulaient dans les linges et le noyait dans le lavoir tout en le frappant avec leurs battoirs. Les bruits de la nuit ne sont pas toujours ceux que l’on croit…Brrrr.

Cette forêt était également le repaire des hordes de bandits et de voleurs qui attaquaient, rançonnaient, et tuaient les voyageurs et pèlerins empruntant ces mêmes chemins que nous avons empruntés. Passons vite !!!

Et que dire de la présence du « Lébérou » qu’il fallait éviter de croiser : ce n’est que sous la lune que l’homme transformé (mais est-ce encore un homme !?), revêtu de sa peau de bête (peau de lièvre, de loup ou de chèvre) parcourt ces clairières. S’il ne passe pas sous 7 clochers d’église pendant la nuit, il restera à jamais dans sa peau de bête. S’il croise quelqu’un lors de ses sorties, il peut lui sauter sur les épaules pour se faire conduire dans sa nuit d’épreuve. Aussi les habitants évitaient -ils de sortir quand la lune se levait. Une chance pour nous, avec l’allongement des journées nous passons en pleine lumière du jour !!

Ouf ! L’endroit est passé sans encombre et après avoir compté et recompté les participants à la randonnée nous pouvons vérifier que la petite troupe est passé sans encombre et est au complet…
Que dire de plus ? Que nous avons cheminé sur des sentiers agréables, bien qu’abimés par les récentes intempéries et les phénomènes tempétueux. Notre périple nous a amenés près des hameaux de La Jasse, des Barthes, de Cardarin, des Bouyoux, de la Mouline, et de la Vidalle connu pour son superbe pigeonnier. Au retour, les moins pressés arrêterons à proximité leur véhicule pour une petite halte au magnifique château de Sineuil, magnifiquement restauré.

Les statistiques pour finir : 9,94 km parcourus en 3h 04 mn– Dénivelé de 206 mètres.

Merci aux 20 participants à cette belle sortie !

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