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Club de Randonnée Pédestre de Puy-l’Evêque (46)

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Mauroux, le 4 février 2021.

Nous étions 14 pour une randonnée de substitution sur le plateau de Mauroux aux caractéristiques modestes (9 kms et 120 m de dénivelé cumulé) destinée à éviter les chemins détrempés par les récentes pluies et les zones humides.
Pour les amateurs de toponymie, l’origine du nom de Mauroux, pourrait provenir de "maure", nom donné aux peuples venus du Sud qui envahirent l’Europe au VIIIe siècle. Même si rien n’atteste assurément de cette thèse, il n’en demeure pas moins que sur plusieurs générations les Seigneurs de Mauroux portent le prénom de Nègre et que ce fut un Nègre de Mauroux qui livra Puy l’Evêque aux anglais » (le traitre !).
Rendez-vous sur la place du foirail, naguère siège important d’un marché aux bestiaux, pour un départ plein sud en traversant l’aire de repos et le parcours de santé arboré, puis franchissement de la D 5 vers les fermes isolées de Pouzatel et de Paillargues.
Nous poursuivons toujours plein sud, côtoyant le Lot et Garonne sur un large chemin empierré avant d’obliquer vers le gite de Rocal, splendide ferme du XVIIIème siècle et ses chênes centenaires, après une pause-café méritée.
Traversant à nouveau la D5, nous remontons plein nord vers le gite de Lunel et le hameau de Mortayroux, empruntant la seule difficulté du parcours : une descente empierrée et glissante vers la fontaine de la Combe.
Après avoir franchi les impressionnants bâtiments agricoles de La Segue et dépassé le lieu-dit « Garrigues », nous apercevons le clocher de Mauroux et entrons par le côté est, le long d’un haut mur de soutènement vestige du passé glorieux de la commune.
En effet, au début du siècle précédent, Mauroux possédait encore des vestiges importants de son château dont les parties les plus anciennes remonteraient au XIVe siècle. Démolitions et transformations n’ont laissé subsister qu’une tour, une partie du corps de logis et quelques dépendances.
Ce château appartenait aux seigneurs de Mauroux, également nommés barons d’Orgueil, du nom de la cité disparue, et ce jusqu’à la veille de la révolution, comme le stipule un acte daté du 4 novembre 1779 : " Jean Baptiste Joseph Marc Duroc de Mauroux, baron d’Orgueil, seigneur haut et bas justicier de Mauroux, Cabanac, Lacapelle, Touzac et Labastide d’Entéroque ".
En partie détruit par un incendie au début du XXe siècle, son possesseur morcela alors la propriété et vendit pierre à pierre les bâtiments restants. Matériaux et éléments de décoration ont été récupérés et vendus pour d’autres usages, comme en témoigne les montants du portail d’entrée, qui entre les deux guerres, furent démontés et remontés à l’entrée de la Source bleue à Touzac, alors propriété de l’actrice Marguerite Moréno.
L’église Saint Martin de 1891 qui jouxte aujourd’hui le château, aurait été bâtie à l’emplacement d’une ancienne chapelle mitoyenne du château, comme le suggère le plan cadastral de 1838.
Même si il ne demeure plus de son impressionnante stature, formée d’un imposant corps de bâtiments flanqué de deux tours carrés, qu’une pâle image de son glorieux passé, dorénavant, les nouveaux propriétaires tentent de réhabiliter ses parties subsistantes.
Ainsi s’achève cette petite randonnée sur le plateau, dont un des mérites fut de nous maintenir à l’abri des chemins boueux au grand soulagement de nos chaussures, ce qui est inespéré en cette période particulièrement humide.

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